Publicité

Jeudi 6 novembre 2008





OBAMA WINS

 

 

C’est un moment historique, non seulement pour les Etats-Unis, mais aussi pour le monde entier, car l’élection de Barrack Obama signifie aussi la fin de l’ère du pouvoir sans partage des néo-conservateurs. Un pouvoir qui a conduit à des guerres incessantes et à une crise économique dévastatrice, sans oublie la terrible menace née de l’attaque menée contre la Russie et dont les conséquences pèsent encore lourdement sur la paix mondiale.

 

Ce pouvoir néo-conservateur ne s’est pas imposé qu’aux USA. Loin de là et l’Europe n’a pas été épargnée. On a d’ailleurs remarqué le peu d’empressement d’une grande partie du monde politique européen à féliciter Obama pour sa victoire.

 

On a aussi remarqué le plongeon de la plupart des bourses qui continuaient à vivre, en fait, après la crise comme avant. La « haute finance internationale » a été le premier cercle du néo-conservatisme. L’administration Bush ( des deux « Bush ») fut le relais naturel des appétits de ces milieux financiers que dénonçaient si clairement dans un de ses derniers livres G.K Galbraith.

 

Remettre une maison en état, après sa dévastation par des pilleurs, n’est pas chose facile. Barrack Obama aura besoin de recréer des réseaux tant aux USA que dans le monde entier.

 

Nous lui présentons toutes nos félicitations et nous lui souhaitons aussi bon courage.

Par le bleu et le rouge
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 29 octobre 2008
La magistrature est en grève. La chose mérite d'être mentionnée, car dans un pays démocratique la Justice est la base naturelle de la vie en société. Mais l'on est un peu mal à l'aise devant le principal mot d'ordre, à savoir la défense de son indépendance. Il est certain que l'actuel Garde des Sceaux n’ pas le profil classique attendu par bon nombre de magistrats. Cette question est toutefois secondaire.  Plus important sont les deux rapports sur l’univers judiciaire français qui viennent d’être rendus publics à quelques temps d’intervalle : celui de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ) et celui du Conseil supérieur de la Magistrature.

1) Le rapport CEPEJ

Dans ce rapport qui étudie la justice dans 47 pays européens, la France apparaît au 35 eme rang en matière de budget rapporté au PIB/habitant. Mais ce qui est plus grave, c’est que ce rapport ne mentionne pas seulement la question des moyens, mais surtout les dysfonctionnements de la justice française. C’est l’équilibre de la société qui est en jeu.


On évoque : rapidité, équité, application des textes, des jurisprudences des Hautes Cours, fonctionnement des auxiliaires de justice, égalité d’accès, etc...


On peut méconnaître cette classification faite par des experts, mais il est bien regrettable qu'elle ne soit pas la base d'une grande concertation entre magistrats et justiciables. Un avocat célèbre de "gauche" déclarait, il y a plus de vingt ans que les Français avaient face à leur justice la même méthode que Ponce Pilate :  « Je m'en lave les mains ! »

Faut-il dès lors être surpris que ce service public soit en panne dans la plupart des secteurs indispensables à un pays voulant s'appuyer sur une croissance à base de recherche et de nouvelles technologies : défense des brevets, droits des marques, droits d'auteurs, droit des "petits actionnaires", droits des banques et du financement, droit commercial (où la procédure des mandataires laisse un peu songeur au XXI ème siècle). Le droit civil et commercial a des implications bien plus dramatiques pour le développement économique d'une nation que le droit pénal.

Pour prendre l'exemple des petits actionnaires (qui sont aujourd'hui si lourdement pénalisés par les excès des plus "fous" ou des plus "malhonnêtes"), on sait que les prospectus de certaines entreprises émis dans le cadre de la COB, ne représentent pas la réalité ni des comptes, ni des pratiques. Ainsi, une grande compagnie du multimédia lance une augmentation de capital alors qu'elle est connue dans la profession pour ne pratiquement jamais payer les droits d'auteurs et qu'elle a déjà changé au moins trois fois de "nationalité", tout en restant toujours "physiquement" à quelques mètres de Paris…

Comment un actionnaire peut-il arguer en justice de tous ces faits ?

La réponse est simple : il ne le peut pas. Pour entrer dans ce conflit, il lui faudrait des huissiers, des experts comptables et des avocats...sans compter aussi quelques moyens d'investigations pour faire le compte des sommes par exemple non versées aux auteurs et qui ont été affectées à …d’autres dépenses.

Il y a aussi l'aberration d'un système qui se dit au service du public, et dont la principale mission est d'être, de par les lois de la république, accessible à tous, en pleine égalité et qui n’est, en fait accessible, que par l'argent.  On sait tous qu’un justiciable peu fortuné ne peut y avoir accès.

Sans avocat, huissier, avoué...impossible de faire valoir vos droits.

Les bonnes âmes diront..."Mais il y a l'aide juridictionnelle !"

Faut-il répondre en indiquant les délais ahurissants pour obtenir l'aide juridictionnelle et encore le fait que devant ces délais de plus en plus de magistrats rendent leur jugement avant la décision de l’aide juridictionnelle. Et bien que cela soit contraire à une certaine éthique, ils ajoutent bien souvent l’exécution provisoire...Ce type de jugement (donc la plupart du temps prononcé sans avocat pour la partie condamnée) oblige ensuite d'une part à des frais supplémentaires d'appel (avocat et avoué), mais encore en vide cet appel de tout sens, car pendant le délai qui va courir jusqu'à l’arrêt, il est rare que celui qui a reçu un jugement favorable ne l’exécute pas. Certes, on sait qu’il existe un Juge de l’exécution…mais ce dernier est devenu depuis longtemps une chambre d'enregistrement des décisions en premier ressort, avec toujours le même prétexte : il y a trop d'affaires !

Lente, l’aide juridictionnelle est devenue rare comme le montre encore la CEPEJ qui relève que seulement 143 affaires pour 10 000 habitants en bénéficient, pour un montant moyen de 335 euros.

C'est pourquoi, on aurait aimé que les magistrats pensent aussi à ces problèmes en définissant leur mot d'ordre de grève.

2) Le rapport du CSM

Nous vous invitons à suivre le lien suivant, sur le blog de Dominique Verdailhan qui expose très clairement cet autre rapport :   Le sondage qui juge les juges




Conclusion

Dans une démocratie, la règle de la vie en commun est posée par la magistrature. Rendre la justice a toujours été considérée, dans toutes les formes de sociétés, comme le critère par excellence de la dignité de celle-ci. Des Empereurs mythiques de la Chine millénaire à St Louis en passant par le Roi Salomon, rendre la justice est l’expression la plus haute de la vie sociale.

Ets-ce bien le cas aujourd’hui où un haut magistrat depuis longtemps à la retraite, se souvenant de ses débuts comme juge pour enfants, déclarait, plein de repentir, qu’il ne pouvait plus fermer l’œil de la nuit lorsqu’il pensait aux erreurs qu’il avait commises…

Les deux problèmes de la justice française d'aujourd'hui sont :

a) La non responsabilité des magistrats et surtout la difficulté à revenir sur un jugement aberrant;
b) Le coût beaucoup trop élevé de l'accès à la justice.
Par le bleu et le rouge
- Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 26 octobre 2008



COMMUNIQUE DE PRESSE


NUIT OBAMA
4 novembre 2008


Le Comité Français de soutien à Barack Obama, Outremer Obama Organisation, le Comité de soutien de l'Haÿ-les-Roses à Obama, en partenariat avec la ville de l'Haÿ-les-Roses organisent une soirée électorale autour de l'élection du Président des Etats-Unis d'Amérique, Nuit Blanche pour Obama. Cette nuit du 4 novembre marquera sans doute les mémoires improbables de l'histoire de l'humanité. Quel que soit le résultat de l'élection, il y aura bien un avant et un après 4 Novembre. Réunir 2000 personnes pour une soirée électorale qui concerne au premier chef un état et une nation tierce est un événement inédit. La personnalité, la campagne, le programme aussi bien que l'émotion que suscitent à travers le monde la candidature de Barack Obama justifient cette initiative.

Elle est avant tout réservée aux soutiens nombreux du candidat Obama en France. Ils sont 93%, selon un sondage Sofres à soutenir cette candidature. Ces personnes, ces citoyens, ces voix sans droit de vote se sentent néanmoins concernés. Le sénateur de l'Illinois ne s'est il pas défini lui-même dans son discours de Berlin comme un citoyen du monde?

Des intellectuels, des artistes, des hommes et femmes politiques, donneront leur avis sur cette campagne et leurs pronostics de résultats. Comment fonctionne exactement le mode de scrutin de la présidentielle américaine? Qu'est ce qui fait de cette candidature, au-delà du métissage du citoyen Obama, quelque chose d'unique?

Avant le début de l'annonce des Résultats du premier état, des personnalités politiques analyseront l'effet de la candidature d'Obama dans le monde à travers des tables rondes, des débats autour de la place de l'Amérique dans le monde en cas d'heureuse victoire ou de triomphale défaite.

Tout au long de la diffusion par des chaînes françaises et étrangères des estimations de résultats électoraux, suivront des analyses à chaud de la situation état par état, des retours et des mises en perspective des différents moments de campagne seront intégrés.

Par ailleurs, il nous a semblé indispensable de réserver un espace qui sera dédié au visionnage de documentaires, clips YouTube, et évènements qui jalonneront tout le long de cette campagne.

Cette nuit sera aussi une nuit de fête: des groupes de musique de tous horizons, du Slam aux musiques des Antilles en passant par la Country et le Raï animeront le cours de la soirée.

Cette soirée électorale n'est pas celle dédiée à un parti politique, à un groupe d'intérêts particuliers, à une faction ou une autre. C'est une nuit dédiée aux analyses, à l'information. Nous avons par ailleurs souhaité que celle-ci soit festive. Réconcilier le citoyen américain et le citoyen du monde avec la politique, réconcilier le monde avec l'Amérique, réconcilier l'humanité avec elle même, voici déjà quelques effets pertinents de la candidature de Barack Obama à la fonction de Président des Etats-Unis d'Amérique.


Contact presse : +33 (0)6 88 39 09 23

-INVIATION : CLIQUEZ ICI


_______________

Le Comité français de soutien à Barack Obama*
www.Pour-Obama.fr
www.FranceForBarackObamaBlog.com
soutien@pour-obama.fr
Par le bleu et le rouge
- Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 19 octobre 2008

12000 milliards de dollars en 2015...

 Les experts estiment à 12000 milliards de dollars les actifs des fonds souverains en 2015. les fonds souverains ne sont guère connus du grands publics. Leur définition « officielle » n'a rien de très parlant :

 

"des fonds publics sous tutelle de l’Etat et dont les réserves de long terme sont gérées distinctement des réserves de change des autorités monétaires et des entreprises publiques "

pour reprendre la définition adoptée  par le rapport de M. Jean ARTHUIS, en tant que président de la commission du finance, sur ce sujet.

 

Ce qui signifie encore en d'autres termes, plus facilement accessibles au grand public : les fonds souverains sont des organisations financières qui disposent de la puissance publique, sans en avoir les contraintes classiques.

 

C'est ainsi que l'on ne connait pratiquement pas le détail des actifs de la plupart de ces fonds, ni bien sûr les stratégies adoptées et encore moins leur implementation. L'opacité est de règle et elle protégée par la nature "régalienne" de l'organisation en question.

 

Les principaux fonds souverains sont les suivants :

 

 

 

 

 

Principaux fonds souverains et estimation de l'encours

Date de création

Pays

Nom

Encours estimé en milliards $

Source de revenus

Principaux fonds anciens

1953

Koweït

Kuwait Investment Authority (KIA)

213

Pétrole

1974

Singapour

Temasek Holdings

110

Commerce

1976

Etats-Unis

Alaska Permanent Fund

39

Pétrole

1976

Canada

Alberta Heritage Savings Trust Fund

17

Pétrole

1976

E.A.U.

Abu Dhabi Investment Authority (ADIA)

875

Pétrole

1981

Singapour

Government of Singapore Investment Corporation (GIC)

300

Excédents budgétaires

N.S.

Arabie Saoudite

Diverses holdings publiques
(? fonds souverains stricto censu)

290

Pétrole

1983

Brunei

Brunei Investment Agency

35

Pétrole

1990

Norvège

Government Pension Fund - Global (GPFG)

322

Pétrole

1997

Chine

State Administration of Foreign Exchange (SAFE) Investment Company

311

Réserves de change

1993

Malaisie

Khazanah Nasional BHD

18

Pétrole

Fonds créés depuis 2000

2000

Qatar

Qatar Investment Authority (QIA)

50

Pétrole

2000

Iran

Oil Stabilization Fund

12

Pétrole

2000

Kazakhstan

Kazakhstan National Fund (KNF)

18

Pétrole, gaz

2000

Algérie

Fonds de régulation des recettes

43

Pétrole

2001

France

Fonds de réserve des retraites

35

Prélèvements sociaux

2001

Irlande

National Pensions Reserve Fund

29

Commerce

2001

Taïwan

Taïwan National Stabilisation Fund (TNSF)

15

Devises

2002

E.A.U.

Mubadala Development Company

10

Pétrole

2003

Russie

Stabilisation Fund (SFRF)

157

Pétrole

2004

Australie

Australia Government Future Fund (AGFF)

54

N.D.

2005

Venezuela

National Development Fund

15

Pétrole

2005

Corée du Sud

Korea Investment Corporation (KIC)

30

Commerce

2006

Dubaï

Investment Corporation of Dubaï (ICD)

82

Pétrole

2007

Chili

Economic and Social Stabilisation Fund

10

Cuivre

2007

Lybie

Oil Reserve Fund

40

Pétrole

2007

Chine

China Investment Company (CIC)

200

Devises

Sources : site Internet swfinstitute.org, FMI, McKinsey

On peut se poser la question de savoir, en quoi ces grandes et mystérieuses organisations financières « internationales » peuvent avoir un impact sur la structure du capitalisme financier occidental. On se permettra de citer à nouveau le rapport sénatorial :

« En 2007, les fonds souverains ont investi 67 milliards de dollars dans des sociétés occidentales, soit plus du tiers de l'activité mondiale de fusions-acquisitions. A compter de mai 2007 et durant la crise des subprimes, ils ont acquis pour environ 65 milliards de dollars de participations dans des banques et institutions financières occidentales, essentiellement entre novembre 2007 et janvier 2008, dont près de la moitié par les deux fonds de Singapour GIC et Temasek. »

Principales prises de participation de fonds souverains
dans des entreprises occidentales depuis mai 2007

Date

Entreprise

Fonds

Investissement en milliards $

Part du capital

02/05/07

HSBC

ICD (Dubaï2(*))

1,2

N.D.

06/07

Blackstone

CIC (Chine)

3

9,9 %

05/07/07

EADS

ICD (Dubaï)

N.D.

3,1 %

23/07/07

Barclays

Temasek (Singapour)

1,4

2 %

23/07/07

China Dvpt Bank

3

4,3 %

20/09/07

Carlyle

Mubadala (Abu Dhabi)

1,35

7,5 %

N.D.

Lagardère

QIA (Qiatar)

N.D.

5,1 %

20/09/07

London Stock Exchange

DIFC (Dubaï)

1,65

20 %

30/11/07

Almatis (sidérurgie)

ICD (Dubaï)

1,2

majoritaire

26/11/07

Citigroup

ADIA (Abu Dhabi)

7,5

4,9 %

15/01/08

GIC (Singapour)

6,8

3,7 %

15/01/08

KIA (Koweït)

7,7

4,1 %

10/12/07

UBS

GIC (Singapour)

11,5

9,5 % en 2010

19/12/07

Morgan Stanley

CIC (Chine)

5

9,9 %

26/12/07

Standard Chartered

Temasek (Singapour)

1,4

18 %

N.D.

Vivendi

ADIA (Abu Dhabi)

N.D.

3 %

04/04/08

Total

SAFE (Chine)

2,7

1,6 %

12/07

Merrill Lynch

KIC (Corée)

3

2 %

24/12/07

Temasek (Singapour)

5,3

3,7 %

15/01/08

KIA (Koweït)

6,6

4,8 %

Sources : FMI, InvestorSight, Les Echos

 

On remarque sans un être un grand analyste financier (ou un trader ou un golden boy !) que toutes les entreprises, dans lesquelles sont intervenues les fonds souverains, ont connu peu ou prou des soubresauts financiers conséquents.

 

L’exemple de Merril Lynch est d’autant plus intéressant (et inquiétant). Un de ses responsables était venus au Sénat (lors d’une table ronde organisée le 15 mai 2008) expliquer combien l’intervention de certains fonds souverains dans les opérations de Merril Lynch avait été bénéfique. Ce même responsable n’écartait toutefois pas totalement quelques risques…

 

On connaît la suite des événements.

 

Chaque période a eu ses « spéculateurs », ses « gnomes de Zurich » et à chaque fois, les gouvernements en place, les épargnants et les entreprises ont eu à en subir les conséquences.

 

Il est donc très urgent de penser à une moralisation des pratiques financières, mais il est tout aussi urgent de se rendre compte de la difficulté qui existe désormais d’endiguer les flots de milliards de dollars « ultra volatiles » qui apparaissent avec pour seul objectif de faire une bonne opération à court terme en jouant le plus souvent sur les faiblesses du système, mais aussi sur leur totale « invisibilité ».

 

On se souvient, que plus encore qu’en Europe, les organismes financiers américains sont tenus, de par le « Disclosure Act » de préciser l’origine des fonds qu’ils peuvent recevoir... Dans le cas présent, l’opacité du fonds avec « droits régaliens » protége totalement le véritable « spéculateur » qui n’a de compte à rendre à personne.

 

L’activité des fonds souverains s’est toujours montrée fébrile en ce qui concerne les fusions acquisitions. Il faut d’ailleurs constater que l’extrême laxisme des règles comptables a permis d’en bien des cas d’obtenir des résultats magnifiques avec des investissements relativement faibles (untangibles assets et notamment les « écarts d’acquisition »).

 

On se retrouvait avec des bilans qui affichaient une augmentation d’actifs de 100 pour une entreprise achetée 10. Les « 90 » qui auraient été « perdus », se retrouvaient alors en « écart d’acquisition » et en un « plus » au niveau des actifs.

 

A coté de ce premier « bénéfice », il y avait aussi, bien entendu, les gains sur le « dépeçage » de l’entreprise acquise : licenciements plus ou moins « secs », revente de matières premières, voire de biens de production !

 

On arrivait à dégager des sommes impressionnantes et la fusion-acquisition était devenu un département bien à part dans la plupart des banques et des cabinets de consultants…

 

Mais, il évident que ce petit jeu ne pouvait avoir que des limites. Retenons toutefois qu’il s’agit ici de la « liquidation » des biens de « l’économie réelle » !

 

Par JMB
- Voir les commentaires - Recommander
Mardi 16 septembre 2008

Il y a quelques mois, lorsque les premières alertes de la crise des subprimes se sont faites sentir, nous avions, malheureusement, émis un jugement sur la poursuite du phénomène si aucune mesure radicale n’était envisagée sérieusement.

 

Dans un moment où tout le monde aimait à chanter le pur libéralisme, ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis a de quoi apporter un bémol.

 

L’histoire se répète sans fin si l’on ne sait pas en tirer les conclusions. JK Galbraith avait déjà, lors de la sortie de son dernier livre, mis en avant l’engrenage terriblement dangereux des jeux financiers dont la seule sortie était encore et toujours « plus ». Une fuite en avant qui ne peut pas se poursuivre indéfiniment.

 

En laissant périr deux des principaux fleurons du capitalisme américain, le Trésor et la Fed ont avoué leur faiblesse. Ces deux institutions montrent les limites et du libéralisme pur et surtout de la puissance économique du leader mondial de l’économie de marché. Il est à craindre que cet aveu puisse mettre en péril la confiance même des investisseurs et aussi des simples titulaires de comptes dans les grandes institutions américaines. Ce qui pourrait conduire à un véritable séisme non seulement au niveau financier, mais aussi économique.

 

Le fait que le plus grand assureur du monde AIG réclame également une aide aux pouvoirs publics comme des géants de l’industrie (Ford et General Motor) tend à démontrer la fragilité d’un système qui ne reposait plus, et depuis longtemps, que sur de simples « chiffres » ne tenant pas compte de la réalité même de la production.

 

Le plus fort n’était pas celui qui savait inventer de bons produits et bien les vendre, mais celui qui jouait constamment des fusions et acquisitions pour « gonfler » ses pseudos résultats.

 

Mais, ce jeu ne peut pas se poursuivre indéfiniment. Il arrive nécessairement un temps où il est nécessaire de faire les comptes et de constater que beaucoup d’actifs ne sont que du « papier ». Dès lors, il n’est pas facile de faire le tri.

 

La crise américaine, qui a été sans nul doute amplifiée par les aventures militaires de ces dernières années, n’est pas terminée et elle ne peut pas ne pas avoir de sérieuses conséquences sur les économies européennes, voire asiatiques.

 

La finance n’est qu’un voile, pour reprendre l’image classique de la monnaie, sur la structure de l’économie. La production et la consommation sont les seules bases de cette structure dans une organisation capitaliste. Le travail de destruction du capitalisme de production par le capitalisme financier ne pouvait, et ne peut conduire, qu’à une situation instable. Les plus belles actions boursières ne valent rien si elles ne sont pas soutenues par la réalité des machines et des hommes dont elles sont la représentation. Vouloir « transmuter » le plomb du réel en l’or du papier n’est qu’un artifice et comme tous les artifices, il y a un jour où l’on s’aperçoit que « le roi est nu…. »

Par le bleu et le rouge
- Voir les commentaires - Recommander
Lundi 30 juin 2008
Bientôt, c’est-à-dire le 13 juillet, la France et le Chef de l’Etat lanceront le projet d’Union Méditerranéenne. Ce projet, qui semblait encore une chimère il n’y a que quelques mois, a été renforcé par la position que Nicolas Sarkozy a prise lors de sa visite officielle en Israël. Devant le parlement israélien, il n’a pas hésité à dire qu’il concevait comme une priorité pour la paix dans la région, mais aussi, dans le monde, la création d’un état palestinien « viable ». Il a même ajouté que la France et lui-même veilleront à s’impliquer de toutes leurs forces dans cette création.

Ce message va droit au cœur de tous les démocrates qui furent si bouleversés par le dernier rapport du BIT, paru il y a quelques semaines, qui exposait les conditions inhumaines de la vie des travailleurs palestiniens.

Il est important que tous ceux qui veulent la paix et la fin du conflit dans cette région chargée d’un passé si lourd soutiennent l’action de Nicolas Sarkozy dans ce combat. Le Bleu et le Rouge apporte ici un soutien inconditionnel au Chef de l’Etat français.
Par Jean Michel Béhar
- Voir les commentaires - Recommander
Lundi 19 mai 2008
C'est sous son titre original que fut diffusé en France, un des plus célèbres films d'Alfred Hitchcock. Il a pour thème une manipulation dont la victime est atteinte par le vertige.

55 réformes. Plus d'une par semaine en un an. Ce fut le slogan de l'UMP pour fêter le premier anniversaire de la "France d'après". Il est difficile de ne pas avoir le vertige (et l'on souhaiterait que l'UMP puisse changer un jour ce type de communication).

Ces réformes ont eu un résulat ; outre un certain nombre de militants qui ont rendu leur carte, elles ont entraîné la grogne d'une grande partie de son électorat : la grogne des magistrats, des avocats, des médecins, des pharmaciens, des retraités, des agriculteurs et n'oublions pas les fonctionnaires et les retraités. On ajoutera pour mémoire la grogne d'un électorat plus à gauche avec les étudiants, enseignants mais aussi les parents d'élèves.

Etaient-ce de bonnes réformes ? Les réactions réclament à l'évidence un autre type de dialogue, une autre forme de concertation. On ne peut pas s'engager dans des réformes qui ne sont pas comprises ou pas souhaitées par celles et ceux qui doivent, en principe, en être les bénéficiaires.

La chose est d'autant plus préoccupante que les élections de 2007 ne furent pas réellement comme les autres. Elles se sont fondées sur un véritable débat de société, voire de civilisation et elles ont donné au parti, qui depuis près de 50 ans a tenu la France à bout de bras, la charge de transformer, de réformer et de reconstruire une autre France, celle du XXIème siècle. Le défi est d'autant plus grand que ce choix a été fait malgré le bilan mitigé des douze ans du Président Jacques Chirac. La chose est extraordinaire en soi et elle mérite toute l'attention des élus de l'UMP. Le peuple français ne les a pas désavoués comme beaucoup d'observateurs en faisaient la conjecture, mais il leur a donné les "coudées franches" pour assumer cette tâche écrasante du "renouveau".
 
Cette première année a donné le vertige a plus d'un,car ce que tout le monde attend, c'est l'indication d'une direction et d'une méthode claires. On ne peut pas dire que l'on représente une certaine partie de la droite française et se mobiliser dans le même temps pour adosser Dominique Strass Kahn pour le FMI ou Jacques Attali comme "meilleur économiste de France". On a certes le vertige lorsque l'on se souvient des propos à la limite de l’injures que ceux-là et  leurs amis ont tenu pendant la campagne électorale sur la droite en général et l'UMP en particulier.

Il existe dans les rangs de la Droite des femmes et des hommes courageux et compétents et, de nouveau, rappelons que le peuple français en est persuadé. Laissons donc s'exprimer toutes celles et tous ceux qui sont prêts à répondre présents pour relever ce défi, et cessons de ne regarder que vers la gauche pour y trouver ce qui existe (en mieux) dans nos rangs. Les réformes doivent avoir un objectif facile à comprendre et elles doivent montrer, que même si le chemin est encore long, elles peuvent aboutir à force de persévérance et de sérieux.
Par JMB
- Voir les commentaires - Recommander
Mardi 13 mai 2008

13 mai 1958

 

L’exécution par le FLN de trois soldats français provoque l’explosion d’Alger. C’est la mort de la 4 eme République qui n’a cessé de tergiverser et de se contredire. La grande majorité du peuple français appelle le général de Gaulle qui accède au pouvoir quelques jours plus tard après le célèbre « message » du Président de la République, René Coty, au Parlement. De Gaulle devient le premier président de la V ème République le 21 décembre 1958 après un vote plébiscite qui lui donne près de 80% des suffrages exprimés.

 

 

13 mai 1968

 

« 10 ans, c’est assez ! » crient, à pleins poumons, des millions de manifestants dans toute la France. A Paris, le cortége, composé d’étudiants, d’ouvriers, de cadres, s’étend à travers la capitale, large et puissant, pour dire « Non à de Gaulle ! »

 

 

Entre ces deux dates,

 

Entre ces deux dates, la France s’était relevée de l’incurie d’un personnel politique dont elle ne voulait plus et qui avait depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale multipliait les palinodies, les renoncements et les scandales. La France était passée d’une économie chaotique à celle d’un des premiers pays exportateurs de biens manufacturés du monde. La DATAR, le Commissariat Général au Plan étaient des lieux de bouillonnements d’idées où pour la première fois s’imposer le mot : « aménagement du territoire ». Sa culture rayonnait de milles peintres, écrivains, réalisateurs de cinéma. Le chômage était un mot, sans contenu. Des milliers de familles, qui avaient vécu pendant des années dans la précarité le plus effrayantes, découvraient enfin de « vrais appartements » avec la naissance des H.L.M.

 

Tout cela était-il mal compris ? Ce bonheur était-il trop fade ?

 

Quelques mois plus tard, le vieil homme, qui avait tant donné à son pays, était évincé comme un politicien quelconque de la fameuse 4 ème …

 

Quel anniversaire célébrons-nous aujourd’hui ?

Par JMB
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 26 avril 2008
Après les torrents médiatiques de commentaires en tout genre à propos de la dernière conférence du Président de la République, on ne peut s'empêcher de reprendre cette formule célèbre : "Les Français ne sont pas des gens sérieux."

Jacques Chirac a été élu avec plus de 80% de voix et, un an après, il ne représentait plus que 35 % de satisfaits. Nicolas Sarkozy soulève une importante mobilisation électorale et moins d'un an après, il n' y aurait plus que 28% des Français à lui faire confiance.

Est-ce bien sérieux tout cela. Faudrait-il croire que les Français votent en masse pour un homme qu'ils n'auraient, ensuite, comme seul objectif , que de désavouer ? Et sur quelle base ? En un an, les choses fondamentales, celles qui bloquent vraiment la société française (et qui sont bien loin des idées de certains nantis qui ne visent que les "taxis") ne pouvaient évidemment ne pas être "bouleversées" ...

Mais cela admis, on ne peut que regretter que la communication du Président de la République soit toujours aussi éloignée de la partie la plus fragile de notre pays. Etait-il bien nécessaire de le présenter dans un décor aussi hollywoodien ! La Fonction est là, elle assure celui qui la remplit de l'attention de tous.

Sur le fond, il est bien que le Président ait donné les grandes lignes de son action. Le seul problème, c'est que l'on ne voit pas comment tout cela peut se mettre en oeuvre face à l'inertie de nos élites. Un point doit guider la remise en ordre de notre pays et ce point fondamental, c'est l'économie. Or, nous ne comprenons toujours pas où peuvent nous conduire des options qui sont si éloignées des réalités. Pouvoir d'achat, heures supplémentaires ou réhabilitation du travail sont autant de questions qui resteront sans réponses tant que l'on ne sera pas capable de donner sa place à l'investissement productif et au développement de notre marché intérieur. Pis, tant que l'on ne sera pas assez courageux pour se dire que la principale raison du "blocage" de la société française vient de ce qu'elle n'entend pas se remettre en question. Les vrais problèmes ne sont pas les quelques euros mal employés avec tel ou tel qui perçoit 1500 euros par mois, mais bien comment il est possible de changer les us et coutumes de la société française pour tenir compte de tous les obstacles à son mieux être qui se sont accumulés depuis plusieurs décennies. Il est vrai qu'il faut s'engager dans une politique de civilisation et que ce ne sera qu'à ce prix que l'on évitera un grand désordre.
Par JMB
- Voir les commentaires - Recommander
Mardi 22 avril 2008
comme souvent lorsque le diagnostic est mal établi, le reméde n'est pas adapté. La réforme es heures supplémentaires partait d'un constat erroné de la situation et ce sur au moins trois points :

1) Cette réforme écartait de facto de son champ d'applicaton une grande partie des fonctionnaires d'encadrement, et la plupart des cadres du privé (cadres supérieurs ou moyens). Parce que pour ces diverses catégories, il n'est tout simplement pas possible de "faire des heures supplémentaires" qui sont déjà d'office comptées dans leur profil de poste.

2)Ces heures supplémentaires ne s'appliquaient en définitve qu'à une frange relativement faible de la population active et à des catégories liées aux tâches les plus subalternes. Ces postes sont naturellment à un niveau d'exécution, et ils sont donc liés à l'activité de l' entreprise. Or dans ce contexte, fallait-il encore s'attacher à identifier une condition fondamentale : le niveau de l'activité des entreprises.

3) Le véritable problème aujourd'hui est justement la croissance. Malgré tous les discours que l'on peut entendre dans tous les sens, la croissance économique n'est pas au rendez-vous. La conéquence natuelle pour une entreprise est dès lors de réduire ses capacités de production. La plupart des chefs d'entreprise de PME-PLMI sont aujourd'hui confrontée à des réduction massive des heures ouvrées, ce n'est donc certainement pas pour, dans le même temps, accorder des heures supplémentaires.

Il est donc bien évident que le manque de précision dans le diagnostic conduit à des résultats inattendus.

Ajoutons un point qui est peut etre encore plus grave que l'absence de diagnostic. Les Français vivent depuis plus d'une décennie une crise de confiance sérieuse avec leurs politiques. Cette crise ne cesse de s'aggraver du fait de propos inconsidérés ou mal calculés ou montrant une bonne dose d'incompétence. La bataille sur les chiffres des heures supplémentaires ne fait que renforcer ce sentiment de malaise, et il faut bien reconnaître que ce n'est sans doute pas le bon moment.

Par JMB
- Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus