C'est sous son titre original que fut diffusé en France, un des plus célèbres films d'Alfred Hitchcock. Il a pour thème une manipulation dont la victime est atteinte par le vertige.
55 réformes. Plus d'une par semaine en un an. Ce fut le slogan de l'UMP pour fêter le premier anniversaire de la "France d'après". Il est difficile de ne pas avoir le vertige (et l'on souhaiterait
que l'UMP puisse changer un jour ce type de communication).
Ces réformes ont eu un résulat ; outre un certain nombre de militants qui ont rendu leur carte, elles ont entraîné la grogne d'une grande partie de son électorat : la grogne des magistrats, des
avocats, des médecins, des pharmaciens, des retraités, des agriculteurs et n'oublions pas les fonctionnaires et les retraités. On ajoutera pour mémoire la grogne d'un électorat plus à gauche avec
les étudiants, enseignants mais aussi les parents d'élèves.
Etaient-ce de bonnes réformes ? Les réactions réclament à l'évidence un autre type de dialogue, une autre forme de concertation. On ne peut pas s'engager dans des réformes qui ne sont pas comprises
ou pas souhaitées par celles et ceux qui doivent, en principe, en être les bénéficiaires.
La chose est d'autant plus préoccupante que les élections de 2007 ne furent pas réellement comme les autres. Elles se sont fondées sur un véritable débat de société, voire de civilisation et elles
ont donné au parti, qui depuis près de 50 ans a tenu la France à bout de bras, la charge de transformer, de réformer et de reconstruire une autre France, celle du XXIème siècle. Le défi est
d'autant plus grand que ce choix a été fait malgré le bilan mitigé des douze ans du Président Jacques Chirac. La chose est extraordinaire en soi et elle mérite toute l'attention des élus de l'UMP.
Le peuple français ne les a pas désavoués comme beaucoup d'observateurs en faisaient la conjecture, mais il leur a donné les "coudées franches" pour assumer cette tâche écrasante du
"renouveau".
Cette première année a donné le vertige a plus d'un,car ce que tout le monde attend, c'est l'indication d'une direction et d'une méthode claires. On ne peut pas dire que l'on représente une
certaine partie de la droite française et se mobiliser dans le même temps pour adosser Dominique Strass Kahn pour le FMI ou Jacques Attali comme "meilleur économiste de France". On a certes le
vertige lorsque l'on se souvient des propos à la limite de l’injures que ceux-là et leurs amis ont tenu pendant la campagne électorale sur la droite en général et l'UMP en particulier.
Il existe dans les rangs de la Droite des femmes et des hommes courageux et compétents et, de nouveau, rappelons que le peuple français en est persuadé. Laissons donc s'exprimer toutes celles et
tous ceux qui sont prêts à répondre présents pour relever ce défi, et cessons de ne regarder que vers la gauche pour y trouver ce qui existe (en mieux) dans nos rangs. Les réformes doivent avoir un
objectif facile à comprendre et elles doivent montrer, que même si le chemin est encore long, elles peuvent aboutir à force de persévérance et de sérieux.